Il m’est arrivé un truc de dingue vendredi soir. J’étais au volant de la voiture de ma mère en compagnie de mon frère, en direction de la maison de ma grand-mère (oui, c’est une histoire de famille).
Il faisait noir, donc je ne roulais pas trop vite. Et puis, c’est la voiture de ma mère, donc je faisais attention pour lui ramener en un seul morceau. Malgré toutes mes précautions et ma sincère attention, j’ai failli écraser un homme. Mais pour de vrai, pas juste failli. J’ai vraiment failli ECRASER un homme. J’arrivais dans un rond point quand un homme s’est mis à traverser. Sur le passage pour piétons, certes, mais sans regarder. Comme s’il avait attendu que j’arrive pour se mettre en route. Je ne l’avais pas vu. Mon frère non plus d’ailleurs. 
Il s’en est fallu de peu. J’ai vu mon capot de voiture passer à ras de sa jambe gauche.
Je ne remercie pas la voiture de ma mère qui, sur ce coup là, m’a un peu lâchée. En appuyant très fort sur le frein, elle n’a même pas pillé. Je ne remercie pas le ciel, même si certains diront qu’il m’a aidé. En fait, je béni mon cerveau si extraordinaire. Ni voyez pas de la vantardise ou je ne sais quoi. Je remercie le cerveau de manière générale, car c’est lui qui nous a évité la catastrophe. Pourquoi extraordinaire ? Parce que je me suis sentie appuyer sur la pédale de frein avant même que je me sois rendu compte qu’il y avait un homme en train de traverser la route. Certains appellent ça des reflexes. Mais j’appelle ça « un truc de dingue ! »