C’est la note salée que j’ai payé chez l’imprimeur ce matin pour l’impression de mon mémoire en trois exemplaires.

Cette histoire avait mal commencée.

Samedi, je devais acheter des cartouches pour mon imprimante, afin de réaliser moi-même l’opération. Mais la braderie de Lille est venue s’interposée. J’y ai passé l’entière journée. Puis quand je me suis rendue compte de mon oubli, il était trop tard.
Dimanche, je me dis que je vais tenter d’en imprimer au moins un exemplaire. Mais la cartouche me fait défaut. J’ai à peine imprimé les annexes et la page de couverture qu’elle rend l’âme. Peu importe : je vais le faire imprimer dés demain matin chez un imprimeur près d’une fac, pour ne pas payer trop cher et pour être sûr qu’il soit envoyé à ma prof le plus rapidement possible. Car le problème est là : la remise des notes à ma fac est fixée à vendredi 12 septembre ! Ma prof doit avoir le temps de lire mon mémoire de 100 pages, d’en mettre une note, et de me faire passer une soutenance !

Le programme du lundi matin était clair : je me levais à 6h45, pour prendre mon train à 8h03. Je filais dans le centre de Lille, chez l’imprimeur, qui ouvre à 9h. J’imprimais le tout rapidement. J’expédiais un exemplaire à ma prof en Chronopost, et j’arrivais au boulot avec 1h de retard à rattraper ce soir et demain.

Lundi matin, ce matin donc, je me lève à la bourre. Quand je disais que ça commençait mal cette histoire ! Le problème, c’est que je n’ai pas de chauffeur pour m’accompagner à la gare. Ju est en déplacement aujourd’hui, il est parti avant que je me lève.
Je me dépêche, je cours sur la route. Finalement, j’arrive à prendre mon train. Mais l’imprimeur est loin de la gare, et je n’y suis jamais allée. Grâce à mon plan, j’arrive à l’heure, mais déjà vidée et limite affolée. J’imprime le tout, en trois exemplaires tant qu’à faire : un pour ma prof, un pour ma chef, et un pour moi.
Quand la dame de l’imprimerie fait le calcul, elle lance un râle… Vous savez, le genre de bruit qui indique que c’est mauvais signe. Elle me dit « ça va vous couter cher »… Ah. « ben oui, y’a pas mal d’impressions en couleur ». Oh, à peine un titre dans chaque page… Oui mais j’ai déjà imprimé le tout, je ne peux plus faire machine arrière. Gentille, elle me fait une réduction de 20 euros. Et elle me lance le prix : 118 euros. J’ai un haut le cœur.

Après ça, j’ai trouvé un bureau de poste. J’ai refusé la livraison Chronopost qui allait ajouté 24 euros à l’addition. J’ai choisi le colissimo. Au pire, ma prof l’aura dans deux jours.
J’ai regagné tant bien que mal la station de métro la plus proche, en me perdant et en faisant un détour d’au moins 500 mètres. Et je suis arrivée 2 heures en retard au boulot, hyper gênée, et carrément dépitée.

J’oublierai surement pas le coup de grâce que m’a lancé ma chef lorsque je lui ai expliqué la situation : « mais tu sais, moi, j’avais pas besoin que ce soit en couleur ». Arf ! *pleure*